Inflation par les coûts ou tirée par la demande : causes et différences
Comparez l’inflation par les coûts et tirée par la demande, les signaux des prix et quantités, et pourquoi les chocs mixtes compliquent l’analyse des causes.
Dans ce guideCe que signifient l’inflation par les coûts et celle tirée par la demande
Bref résumé
L’inflation tirée par la demande décrit des tensions générales sur les prix lorsque les dépenses progressent plus vite que les capacités de production. L’inflation par les coûts renvoie aux pressions associées à des intrants plus chers ou moins disponibles. Ces catégories sont des points de départ utiles, pas des diagnostics exclusifs : prix, production, coûts, anticipations et politiques peuvent évoluer ensemble.
Ce que signifient l’inflation par les coûts et celle tirée par la demande
L’inflation tirée par la demande et l’inflation par les coûts sont deux façons classiques d’organiser les mécanismes susceptibles de faire monter les prix. Dans le premier cas, les ménages, les entreprises, les administrations publiques ou les acheteurs étrangers souhaitent acquérir plus de biens et de services que les producteurs ne peuvent en fournir rapidement aux prix en vigueur. Les entreprises peuvent alors accroître leur production, utiliser davantage leurs capacités et relever leurs prix lorsque la demande est forte ou que produire plus coûte cher.
Dans le second cas, les dépenses d’un producteur augmentent ou un intrant essentiel devient plus difficile à obtenir. Si l’entreprise ne peut pas absorber toute cette hausse en réduisant ses marges, en gagnant en productivité ou en remplaçant l’intrant, elle peut en répercuter une partie sur ses clients. La production peut aussi ralentir si le manque d’intrants limite les quantités réalisables. La présentation introductive de la Réserve fédérale de San Francisco décrit comme premier mécanisme une demande qui progresse plus vite que les capacités de production, et comme second le renchérissement d’intrants comme les salaires ou les matières premières. Elle rappelle aussi que les changements de prix observés dans l’économie réelle ont souvent des causes plus complexes. {source:frbsfDoctorEconInflationFactors2002}
Ces catégories ne se lisent pas directement dans un indice de prix unique. L’inflation tirée par la demande raconte une histoire causale sur les dépenses par rapport à l’offre ; l’inflation par les coûts porte sur les coûts de production ou les contraintes d’offre. Une hausse de prix est un constat. Pour en expliquer l’origine, il faut un modèle et des éléments sur les forces qui ont influencé acheteurs et vendeurs.
Cela ne signifie pas non plus que toute hausse de la demande entraîne de l’inflation, ni que toute hausse des coûts augmente l’inflation générale. Une entreprise peut répondre à une demande plus forte grâce à des capacités inutilisées, à des gains de productivité ou à ses stocks. Elle peut aussi absorber temporairement un surcoût dans sa marge. Le résultat macroéconomique dépend de l’ampleur et de la durée du changement, de la structure du marché, des possibilités de substitution et des autres évolutions simultanées.
Pourquoi la distinction des manuels constitue un premier repère utile
Un graphique simple de l’offre et de la demande globales rend la distinction intuitive. Imaginons, à titre purement hypothétique, que les dépenses prévues dans l’ensemble de l’économie augmentent alors que les capacités de production mettent du temps à s’ajuster. Les entreprises peuvent vendre davantage et relever leurs prix. Dans ce cas stylisé, les prix et la production réelle ont tendance à augmenter à court terme. C’est le schéma classique de l’inflation tirée par la demande, pas une affirmation selon laquelle tous les chocs de demande réels produisent le même résultat.
Prenons maintenant une autre situation hypothétique, où un intrant de production important devient rare. À chaque niveau de prix, les entreprises peuvent offrir moins d’unités : la relation d’offre se déplace vers l’intérieur. Les prix peuvent alors augmenter et la production être plus faible que dans le scénario sans perturbation. C’est le schéma classique d’un choc d’offre défavorable ou d’une inflation par les coûts. Cet exemple illustre un mécanisme possible ; il ne prouve pas qu’il soit à l’origine d’un épisode observé.
Ce premier repère explique pourquoi les deux récits peuvent avoir des effets différents sur l’activité. Une demande plus vigoureuse peut soutenir la production et l’emploi tout en accentuant les tensions sur les prix. Un choc d’offre défavorable peut renchérir les prix et affaiblir la production, ce qui complique l’arbitrage de politique économique. Le discours de l’ancien gouverneur de la Réserve fédérale Frederic Mishkin décrit la différence générale de direction entre les chocs de demande et les chocs d’offre défavorables, ainsi que le rôle des anticipations et des politiques. Il s’agit d’un discours individuel daté, pas de recommandations actuelles de politique monétaire. {source:fedMishkinInflationActivity2008}
Un graphique laisse de nombreux détails de côté. Il résume en deux courbes des ménages, des secteurs, des salariés, des importateurs et des marchés différents. Il peut donner l’impression que les prix s’ajustent tous au même moment, alors que certains contrats changent lentement et que d’autres marchés réagissent rapidement. Il ne permet pas non plus de savoir si un mouvement observé vient de la demande, de l’offre, du pouvoir de marché, des politiques ou d’une combinaison de facteurs. Servez-vous du modèle pour poser des questions sur les mécanismes, pas pour déduire une cause certaine d’un seul graphique.

Ce que les mouvements des prix et des quantités peuvent révéler
Observer ensemble les prix et les quantités apporte davantage d’indices que regarder les prix seuls. Dans un marché simplifié, un déplacement de la demande vers l’extérieur tend à augmenter à la fois la quantité vendue et le prix. Un déplacement défavorable de l’offre tend à faire monter le prix tout en réduisant la quantité. Si, dans plusieurs catégories de produits, les variations inattendues des prix et des quantités vont dans le même sens, le résultat peut être compatible avec une pression de la demande ; des mouvements opposés peuvent être compatibles avec une contrainte d’offre.
La compatibilité n’est pas une preuve. La quantité vendue dépend aussi des stocks, des délais de livraison, de la qualité des produits, de la composition des acheteurs et des goulets d’étranglement des chaînes d’approvisionnement. Un indice des prix peut agréger des articles dont les prix évoluent en sens contraire. Si l’offre et la demande changent simultanément, le mouvement observé des quantités dépend de l’effet qui domine. Une interruption de l’offre peut réduire la disponibilité au moment où des dépenses exceptionnelles renforcent la demande. Les deux mécanismes peuvent être présents, tandis que prix et quantités ne révèlent que leur effet net.
Une étude publiée en 2022 par Adam Hale Shapiro, de la Réserve fédérale de San Francisco, illustre une méthode empirique. Elle a étudié plus de 100 catégories de biens et services de l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) des États-Unis, avec des données allant jusqu’en avril 2022. Des régressions glissantes sur dix ans lui ont permis d’estimer les composantes inattendues des prix et des quantités. Les mouvements de même sens ont été classés comme liés à la demande, ceux de sens opposé comme liés à l’offre ; les cas statistiquement impossibles à distinguer sont restés ambigus. Cette classification dépend d’un modèle et d’une période historique précise ; elle ne mesure pas directement la cause de chaque variation de prix. La méthode, l’échantillon et la période comptent. Les résultats propres à cet épisode ne doivent pas être présentés comme des parts intemporelles ou des mesures actuelles. {source:frbsfSupplyDemandInflation2022}
L’attribution causale exige donc davantage qu’un signe. Les chercheurs peuvent comparer des secteurs, utiliser des données sur les coûts des intrants et les dépenses, étudier le calendrier, examiner les perturbations de l’offre et tester d’autres modèles. Les résultats peuvent différer parce que les études définissent les chocs autrement, s’appuient sur des données différentes ou posent des questions contrefactuelles distinctes. Une présentation rigoureuse distingue les observations, leur classement par le modèle et ce qui reste incertain.
Comment les coûts des intrants agissent sur les prix, la production et les coûts unitaires
Les intrants comprennent le travail, l’énergie, les matériaux, le transport, les loyers, le financement et les biens intermédiaires. Lorsque l’un d’eux devient plus cher, les coûts totaux d’un producteur peuvent augmenter. Mais le coût par unité dépend aussi de la quantité d’intrant nécessaire par unité produite et de l’évolution de la productivité. Les entreprises peuvent accepter une marge plus faible, relever leurs prix, remplacer des intrants, modifier leurs produits, changer de fournisseur ou réduire leur production. La réponse varie selon les secteurs et dans le temps.
C’est pourquoi la hausse des salaires ne prouve pas à elle seule qu’il y a inflation par les coûts. Le salaire est le prix du travail, mais le coût du travail par unité produite dépend aussi de la quantité produite par salarié ou par heure. Si la rémunération horaire augmente tandis que la production horaire progresse, les coûts unitaires de main-d’œuvre peuvent augmenter moins vite que les salaires, rester stables ou baisser. L’inverse peut se produire lorsque la productivité ralentit. Ces coûts ne sont qu’une partie des coûts totaux, et leur hausse ne prouve pas que les entreprises l’ont répercutée sur les prix à la consommation. Pour le calcul, voir Que sont les coûts unitaires de main-d’œuvre ? Formule, productivité et inflation.
Les perturbations de l’énergie ou du transport illustrent la différence entre un renchérissement d’intrant et une inflation générale persistante. Une énergie plus chère augmente directement les dépenses énergétiques des ménages et peut relever les coûts des entreprises qui utilisent du carburant ou de l’électricité. L’ampleur de la transmission dépend de l’intensité énergétique, des possibilités de substitution, des contrats, des marges et des anticipations des entreprises et des clients quant à la durée du changement. Le niveau des prix peut rester plus élevé après la disparition de la contribution directe à l’inflation, si le prix de l’intrant cesse d’augmenter.
Une hausse des coûts peut aussi coïncider avec une demande soutenue. Les producteurs peuvent plus facilement répercuter leurs coûts lorsque les clients continuent de dépenser et que l’offre concurrente est limitée. Si la demande est faible, ils peuvent au contraire absorber davantage le surcoût, réduire leur production ou perdre des ventes. Il est souvent plus exact de demander quelles forces ont contribué et par quels canaux que de choisir une seule étiquette exclusive.
Pourquoi les épisodes réels d’inflation combinent plusieurs forces
Un même événement peut affecter les deux côtés du marché. Une perturbation peut réduire l’offre disponible et déplacer les dépenses vers des produits de substitution. Un soutien budgétaire peut renforcer la demande alors qu’un goulet d’étranglement limite la production. Les variations de change peuvent renchérir les intrants importés au moment où la demande intérieure change. Le réapprovisionnement des stocks peut provoquer une vague de commandes alors que les capacités de transport restent limitées. Les canaux de demande et d’offre peuvent donc se renforcer ou se compenser.
Le calendrier des mesures complique l’analyse. Les prix au comptant peuvent évoluer avant les contrats, les salaires ou les prix à la consommation. Les entreprises peuvent puiser dans leurs stocks avant de changer leurs prix ; les clients peuvent reporter leurs achats et les fournisseurs rediriger des marchandises. Les séries mensuelles de prix et de quantités peuvent saisir des étapes différentes d’un même ajustement. Une baisse des quantités après une hausse des prix ne signifie pas nécessairement que le choc initial venait uniquement de l’offre. De même, des hausses simultanées des prix et de la production ne prouvent pas une histoire de demande pure.
Les mesures générales de l’inflation agrègent aussi des marchés très différents. Certaines catégories peuvent refléter surtout la demande, d’autres des contraintes d’offre, et d’autres encore peu de changements. Le taux global peut augmenter parce que de nombreux prix progressent modérément ou parce que quelques postes fortement pondérés augmentent beaucoup. La composition compte pour expliquer le mouvement, même si l’indicateur agrégé est calculé correctement.
Il faut également distinguer le niveau des prix de son taux de variation. Un choc ponctuel sur les coûts peut relever le niveau des prix et augmenter temporairement l’inflation mesurée tant que cette hausse entre dans la comparaison sur un an. Si le choc ne se répète pas et ne se diffuse pas, l’inflation peut ralentir par la suite sans que les prix concernés reviennent à leur niveau antérieur. Une inflation persistante suppose généralement que les prix continuent d’augmenter dans le temps ou que les hausses se propagent à d’autres catégories ; le choc initial n’a pas besoin d’en être l’unique cause. La conclusion dépend de l’indice, de la période et de la version des données.
Comment les anticipations peuvent prolonger un choc initial
Un choc initial modifie les prix relatifs : un bien ou un service devient plus cher que les autres. Les anticipations peuvent déterminer si cette variation reste localisée ou influe sur les décisions plus générales en matière de salaires et de prix. Si les salariés s’attendent à une inflation durablement élevée, ils peuvent demander une rémunération qui protège leur pouvoir d’achat. Les entreprises, en tenant compte des coûts futurs du travail, des matériaux et du financement, peuvent modifier leurs prix plus tôt ou davantage. Ces décisions peuvent prolonger l’inflation, notamment si entreprises et salariés réagissent de façon répétée à l’inflation passée.
Ce mécanisme n’est pas automatique. Un salarié peut avoir peu de pouvoir de négociation ou un contrat de rémunération qui change rarement. Une entreprise peut avoir du mal à répercuter ses coûts si ses clients peuvent facilement choisir un autre fournisseur. Les anticipations ne sont pas directement observables : les enquêtes demandent aux ménages ou aux entreprises ce qu’ils prévoient, tandis que les mesures de marché intègrent des primes de risque et d’autres facteurs. Les indicateurs portent sur des groupes et des horizons différents ; une seule valeur ne permet donc pas de conclure que les anticipations sont stables ni de mesurer précisément leur influence.
Dans un discours de 2025, la gouverneure de la Réserve fédérale Adriana Kugler examine la façon dont les entreprises peuvent intégrer la demande anticipée, les coûts actuels et futurs et les anticipations à leurs décisions de prix. Elle présente aussi des mécanismes par lesquels les décisions salariales et tarifaires peuvent se renforcer via des effets de second tour. Ces propos reflètent le point de vue de l’oratrice ; ils ne constituent ni une prévision actuelle du comité ni la preuve qu’une boucle particulière est en cours. {source:fedKuglerInflationExpectations2025}
La distinction entre effets de premier tour et de second tour aide à formuler les constats avec précision. Une hausse directe du prix d’un intrant est un effet de premier tour sur le marché concerné et les coûts qui en dépendent. Des ajustements ultérieurs des salaires, des prix des services ou d’autres prix peuvent être compatibles avec une propagation de second tour. Pour l’établir, il faut des données sur les prix, les salaires, les contrats et les anticipations dans la durée ; un seul mouvement des prix de l’énergie ou de l’alimentation ne suffit pas.
Ce que la politique monétaire peut influencer et ce qu’elle ne peut pas fournir
Une banque centrale ne peut pas fabriquer un intrant manquant, rouvrir un port bloqué ou augmenter une récolte en modifiant un taux d’intérêt. La politique monétaire agit principalement sur les conditions financières et la demande globale. Les taux directeurs peuvent influer sur les autres taux d’emprunt et les conditions de crédit, qui modifient les dépenses et l’investissement avec un délai. La FAQ de la Réserve fédérale décrit ce mécanisme indirect et rappelle que de nombreux facteurs extérieurs à la politique monétaire influencent aussi l’inflation et l’emploi. Elle porte sur le cadre de la Réserve fédérale américaine et ne garantit pas un résultat précis. {source:fedInflationEmploymentTransmission2024}
Cette limite ne rend pas les tensions de prix liées à l’offre sans importance pour la politique monétaire. Une banque centrale peut se demander si un choc initial risque d’influer sur les anticipations et les décisions générales de fixation des prix. Mais si elle réduit la demande globale pour limiter une pression inflationniste persistante, elle ne peut pas freiner uniquement les dépenses du marché où la demande est excessive. La production et l’emploi peuvent également s’affaiblir. Si elle accepte chaque hausse de prix, l’inflation peut se diffuser plus largement. Les choix impliquent incertitude, délais et arbitrages, plutôt qu’une règle mécanique.
Les instruments de politique et la réparation de l’offre passent par des canaux différents. Une logistique plus efficace, une capacité de production accrue, la formation professionnelle, la concurrence ou des intrants de substitution peuvent répondre à certaines contraintes d’offre. Ces mesures prennent du temps et dépassent l’action directe des taux d’intérêt. La politique monétaire peut néanmoins influer sur le fait que la demande pèse sur les capacités disponibles et que les anticipations d’inflation restent compatibles avec l’objectif de la banque centrale. Les mandats, les outils et les institutions varient selon les juridictions.
L’écart de production permet d’examiner si la demande est forte ou faible par rapport à une estimation des capacités productives. Mais la production potentielle n’est pas directement observable et les estimations peuvent être révisées. Un chiffre d’écart de production ne peut donc pas identifier seul un choc de coûts ni dicter une décision sur les taux. Pour approfondir, consultez Qu’est-ce que l’écart de production et le PIB potentiel ?. La courbe de Phillips offre un autre angle sur l’inflation et les capacités inutilisées, avec ses propres limites et des relations qui évoluent : Qu’est-ce que la courbe de Phillips ? Inflation, chômage et limites.
Comment évaluer une affirmation sur les causes de l’inflation
Commencez par vérifier la mesure invoquée. S’agit-il des prix à la consommation, des prix à la production ou d’une mesure plus large des prix de la production intérieure ? La variation est-elle mensuelle, sur un an ou annualisée ? La déclaration porte-t-elle sur le niveau des prix ou sur le taux d’inflation ? Avant d’expliquer le mouvement, précisez la série, la période, les révisions et le caractère généralisé ou concentré de la hausse.
Demandez ensuite quels éléments permettraient de distinguer les mécanismes avancés. Pour l’histoire de la demande, on peut examiner les dépenses, les ventes, la production, l’utilisation des capacités ou les commandes en attente par rapport à l’offre. Pour les coûts, regardez le prix et la disponibilité des intrants, les délais de livraison et les quantités produites. Les salaires doivent être mis en relation avec la productivité et les coûts unitaires. Les mouvements des prix et des quantités donnent des indices, mais des chocs mixtes et des erreurs de mesure peuvent laisser la question ouverte.
Distinguez alors l’observation de son interprétation causale par un modèle. « Le prix de cette catégorie a augmenté tandis que la quantité mesurée a baissé » décrit des données. « Un choc d’offre a provoqué la hausse » ajoute une inférence causale. Précisez la méthode et ses limites, et dites quand les données ne permettent pas de départager les explications. L’approche empirique de la Réserve fédérale de San Francisco rend cette incertitude visible en conservant une catégorie ambiguë plutôt que d’attribuer chaque mouvement à l’offre ou à la demande. {source:frbsfSupplyDemandInflation2022}
Enfin, prenez en compte les anticipations, les politiques et le temps. La variation initiale des prix relatifs s’est-elle propagée aux salaires et à d’autres prix ou est-elle restée concentrée ? La politique monétaire peut-elle influer sur la demande générale, et quelles conséquences pour l’activité pourraient suivre ? Les conditions d’offre évoluent-elles de leur côté ? Une explication rigoureuse peut faire intervenir plusieurs causes et être révisée à mesure que les données changent. Les deux expressions aident à organiser les mécanismes ; elles ne remplacent pas une description du canal, de sa portée et des limites des éléments disponibles.
Questions fréquentes
Q1L’inflation par les coûts est-elle toujours due aux salaires ?
Non. Les intrants comprennent les matières premières, l’énergie, le transport, les loyers et le travail. Une hausse des salaires ne prouve ni une augmentation des coûts unitaires du travail ni une répercussion sur les prix.
Q2L’inflation par les coûts et celle tirée par la demande peuvent-elles survenir en même temps ?
Oui. La demande peut se renforcer alors que l’offre est contrainte, ou un choc sur les coûts peut accompagner une variation des dépenses. Les prix et quantités observés reflètent alors plusieurs forces qu’il peut être difficile de séparer.
Q3Une hausse des taux peut-elle corriger directement une pénurie d’offre ?
Non. Les taux peuvent influer sur les conditions générales d’emprunt et la demande, mais ils ne créent pas un intrant rare ni ne rétablissent les capacités de production. La politique monétaire peut malgré tout jouer sur la demande et les anticipations, avec des délais et des arbitrages.
Sources et lectures complémentaires
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